Les origines dans l’Antiquités jusqu’au XVI ème siècle
Remplacer une partie du corps par un dispositif artificiel est une idée très ancienne. L’Antiquité nous révèle des découvertes archéologiques de prothèses rudimentaires en bois, en métal, en ivoire, ou encore en or dans l’Egypte Antique. Au XVIe siècle, un pionnier de la chirurgie Moderne, Ambroise Paré, décrit l’utilisation de prothèses nasales réalisées en cuir, ou corne, ayant pour but de remplacer une mutilation du nez ou encore d’oreille. Ces dispositifs avaient principalement une fonction esthétique et sociale, permettant aux personnes défigurées de retrouver une apparence plus acceptable dans la société.
Développement de la prothèse faciale et maxillo-faciale (XIXᵉ siècle)
Les progrès de la dentisterie et de la chirurgie favorisent l’émergence d’une approche plus scientifique des prothèses faciales. Des praticiens commencent à utiliser des moulages du visage du patient pour réaliser des restaurations plus précises. Parmi eux, le chirurgien français Claude Martin développe des techniques permettant de fabriquer des dispositifs prothétiques à partir des tissus excisés lors d’interventions maxillo-faciales.
Cette période marque le rapprochement progressif entre plusieurs disciplines : chirurgie maxillo-faciale, odontologie, sculpture et modelage, techniques prothétiques.
C’est la base de ce qui deviendra plus tard la prothèse maxillo-faciale moderne.
La Première Guerre mondiale : Les gueules cassées
La Première Guerre mondiale constitue un moment déterminant dans l’histoire de l’épithèse. Entre 10 000 à 15 000 soldats ont subi des blessures graves au visage : des mutilations. Ces blessés, surnommés les « gueules cassées », nécessitent des solutions médicales et sociales nouvelles. Deux domaine émergent: la chirurgie réparatrice et maxillo-faciale ainsi que la fabrication de prothèses faciales.